Abstracts
Abstract
Research in the field of Métis studies has focused on contexts where mixed-ancestry communities emerged, but much less on contexts where such entities did not materialize. The Upper Ottawa River, in western Quebec, represents a salient example of the latter. Despite the area’s prolonged involvement with the fur trade and the well-documented establishment of unions between European winterers and local First Nations women, the children born through these relationships did not coalesce into a separate mixed-ancestry community. This article examines the context of the fur trade in the area, the marital patterns that can be observed through nineteenth-century documentation, and the social outcomes available to the offspring born through these unions. It then attempts a comparison with other areas in the heart of the continent that acted as trade hubs. It concludes that most children born from mixed unions were integrated into First Nations communities and that no mixed-ancestry community emerged within the research area because the few mixed-ancestry families that were present lacked the critical mass to differentiate themselves from other social contexts.
Résumé
Les recherches effectuées dans le champ d’études sur les Métis se sont concentrées sur les contextes où une communauté d’ascendance mixte a émergé, mais beaucoup moins sur ceux qui n’ont pas donné naissance à de telles entités. Le cours supérieur de la rivière des Outaouais, dans l’ouest du Québec, est l’un de ces derniers contextes. Même si le commerce des fourrures y a une longue histoire et même si les hivernants ont entretenu des relations maritales avec des femmes autochtones locales, les enfants issus de ces unions n’ont pas formé de communauté séparée. Cet article examine le contexte de la traite des fourrures dans la région, les unions maritales qui peuvent être observées dans la documentation du XIXe siècle et les options sociales disponibles à leur progéniture. Il effectue ensuite une comparaison avec d’autres zones au coeur du continent qui servaient de pôles commerciaux. Il conclut que la plupart des enfants issus d’unions mixtes a été intégrée aux communautés des Premières Nations, et qu’aucune communauté d’ascendance mixte n’a émergé dans la zone à l’étude parce que les quelques familles métissées n’avaient pas la masse critique pour se différencier, sur le plan social, des autres groupes ethniques en présence.
