Abstracts
Abstract
This article discusses the urban legend of François Guilmette, an alleged participant in the 1870 execution of Thomas Scott during the Red River Resistance. Applying Linda Dégh’s theory of the “legend process,” the study traces how the story of Guilmette evolved from a vague rumour to an accepted fact after first appearing in 1874 legal proceedings. From the 1880s onward, historians and community narratives wove Guilmette into accounts of the Resistance, adding further details about his death and even linking him to an iconic photograph featuring Louis Riel. While Métis and their stories are often associated with rural, “traditional” settings, this analysis reveals how the uncertainty associated with the transfer of Rupert’s Land to Canada provided ideal conditions for the emergence of a distinctly Métis urban legend that persists in collective memory to this day.
Résumé
Cet article traite de la légende de François Guilmette, un présumé participant à l’exécution de Thomas Scott en 1870 pendant la Résistance de la Rivière-Rouge. Appliquant la théorie du « processus de légende » de Linda Dégh, l’article retrace comment l’histoire de Guilmette, est passée d’une vague rumeur à un fait établi après sa première apparition dans une procédure judiciaire en 1874. À partir des années 1880, les historiens et les narrations communautaires ont intégré Guilmette aux récits de la Résistance, ajoutant des détails sur sa mort et le reliant même à une photographie emblématique de Louis Riel. Alors que les Métis et leurs histoires sont souvent campés dans des milieux ruraux et « traditionnels », cette analyse révèle comment l’incertitude entourant le transfert de la Terre de Rupert au Canada a créé les conditions idéales pour l’émergence d’une légende urbaine métisse distincte qui perdure encore aujourd’hui dans la mémoire collective.
