Abstracts
Abstract
This article compares the production/showrunner practices and representation of two of the most successful teen television series of the 2010s, Skam (NRK, 2015–2017) and Euphoria (HBO, 2019–). It compares the collaborative public service production practice under Julie Andem’s Skam with the perpetuation of the singular male auteur through Sam Levinson’s authorial control in HBO’s “prestige” teen series Euphoria. We argue that Andem’s and Levinson’s showrunning approaches create two very different representations of growing up. Andem’s mission allows us to view her as a civil servant for social media meets public service teen programming, whereas Levinson’s film background and personal struggles with addiction dominate popular Euphoria discourse. Andem incorporates intermediality as an ethnographic means to connect to youth audiences’ tangible issues through research and social media intimacies, whereas Levinson adapts a cinematic intertextual approach.
Résumé
Cet article compare les pratiques de production/showrunner et la représentation de deux des séries télévisées pour adolescents les plus populaires des années 2010, Skam (NRK, 2015–2017) et Euphoria (HBO, 2019–). Il compare les pratiques de production collaborative de service public sous la direction de Julie Andem dans Skam avec la perpétuation de l’auteur masculin singulier à travers le contrôle autoritaire de Sam Levinson dans la série « prestigieuse » pour adolescents Euphoria de HBO. Nous soutenons que les approches de showrunning d’Andem et de Levinson créent deux représentations très différentes du passage à l’âge adulte. La mission d’Andem nous permet de la considérer comme une fonctionnaire au service des réseaux sociaux et des programmes pour adolescents de service public, tandis que le parcours cinématographique de Levinson et ses luttes personnelles contre la toxicomanie dominent le discours populaire sur Euphoria. Andem intègre l’intermédialité comme moyen ethnographique pour se connecter aux problèmes concrets du public jeune grâce à la recherche et à l’intimité des réseaux sociaux, tandis que Levinson adopte une approche cinématographique intertextuelle.
