Abstracts
Abstract
Since the 2011 Great East Japan Earthquake, many films have depicted the destruction and its immediate aftermath. Existing literature largely focuses on these works, overlooking how filmmakers have dealt with the concerns that arose years later when the post-disaster reconstruction project was deemed largely completed. This paper examines how Haruka Komori & Natsumi Seo’s documentary Double Layered Town/Making a Song to Replace Our Positions (2019) addresses long-term issues accompanying the post-disaster recovery, including landscape transformation and the intergenerational transmission of survivors’ memories. Through a close analysis of the film’s aesthetics, this paper argues that its landscape shots and ethical perspectives challenge the progressive narrative of reconstruction often promoted by authorities while also visually questioning the meaning of post-disaster recovery.
Résumé
Si de nombreux films sur le Grand séisme de l’est du Japon de 2011 ont dépeint la destruction et ses conséquences immédiates, la littérature existante néglige le fait que les cinéastes ont abordé les enjeux apparus des années plus tard, une fois la reconstruction post-catastrophe largement considérée comme achevée. Cet article porte sur la manière dont le documentaire Double Layered Town / Making a Song to Replace Our Positions (Haruka Komori et Natsumi Seo, 2019) traite des questions à long terme autour de la reconstruction, à savoir la transformation du paysage et la transmission intergénérationnelle de la mémoire des survivants. Le présent article soutient, en analysant l’esthétique du film, que ses plans de paysages et son regard éthique remettent en question le récit de la reconstruction promu par les autorités, tout en interrogeant visuellement ce que signifie une véritable reconstruction après la catastrophe.
