Abstracts
Résumé
Ce texte propose une analyse du film Les Glaneurs et la Glaneuse (2000) d’Agnès Varda à la lumière de la question : que faut-il pour vivre ? Dans un premier temps, l’auteur propose un survol biographique afin de mettre en relief les éléments structurants de la production de Varda, à savoir, une pensée singulière se déployant par la construction d’images (physiques et mentales), l’histoire de l’art comme dispositif de création et la primauté de la narrativité. Dans un deuxième temps, l’auteur inscrit Les Glaneurs et la Glaneuse dans le contexte de la crise de la représentation des années 1990, ce qui permet de mieux saisir le sens historique de l’intervention de Varda ainsi que son pouvoir d’évocation. En reliant ainsi les thèmes de la survivance et de la créativité à la vie que portent les images (entendues comme « sujets »), le texte se termine en mobilisant la théorie de l’image de Gérard Wajcman telle qu’esquissée dans l’ouvrage Fenêtre (2004). Dans cette perspective, le film de Varda se veut un dispositif de figurabilité nouant intimité et socialité et appelant les spectatrices et spectateurs qui y prennent part à prolonger la vie des images.
Mots-clés :
- Agnès Varda,
- Les Glaneurs et la Glaneuse,
- vie des images,
- autonomisation,
- figurabilité
Abstract
The following text offers an interpretation of Agnès Varda’s film The Gleaners and I (2000) in light of the question: What does it take to live? The author first provides an overview of the filmmaker’s biography to highlight key elements structuring much of her output as both filmmaker and visual artist, namely, the ability to think through images (both physical and mental), art history as a creative force, and the primacy of narration. The author then situates The Gleaners and I within the context of the crisis of representation of the 1990s, which allows for a better understanding of the historical significance of Varda’s film as well as its ongoing evocative power. The text concludes with a brief discussion of Gérard Wajcman’s image theory as expounded in the book Fenêtre (2004). By linking the themes of survival and creativity to the life embodied in images (here understood as “subjects”), Varda’s film is shown to comprise an invitation couched in figural terms, both intimate and social, in which participants are called upon to take part in, and pursue, the life that images offer.
Keywords:
- Agnès Varda,
- The Gleaners and I,
- the life of images,
- empowerment,
- figurability
Appendices
Bibliographie
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