Abstracts
Résumé
Cet article s’appuie sur différentes sources récemment accessibles pour retracer la réaction d’Ottawa face à la Révolution hongroise, contestant les perceptions traditionnelles voulant que la politique canadienne ait permis une action rapide et généreuse. L’auteur soutient qu’Ottawa a réagi aux événements de Budapest avec prudence, respectant les aspects modestes de sa politique en matière d’affaires étrangères. Bien que la décision du gouvernement d’accepter près de 40 000 réfugiés demeure au coeur de cet exposé, cet article étudie également l’impact de la révolution sur la politique canadienne en matière d’affaires étrangères. Il situe la réaction face à la crise dans le contexte de l’attitude évolutive d’Ottawa à l’égard de l’urss, à la suite de la mort de Staline. La modération dont fait preuve la politique du Canada à l’endroit de l’Union soviétique dès 1954 a dicté la réaction face à la crise hongroise et a renforcé la détermination d’Ottawa à faire participer, de manière constructive, l’Union soviétique et l’Europe de l’Est, malgré les événements de novembre 1956.
Abstract
This paper uses recently declassified sources to trace Ottawa’s reaction to the Hungarian Revolution, challenging the traditional view that Canadian policy was swift and generous. It argues that Ottawa responded to the events in Budapest cautiously, keeping with the modest dimensions of its foreign policy. While the government’s decision to accept almost 40 000 Hungarian refugees remains at the core of the narrative, this paper also explores the revolution’s impact on Canadian foreign policy. It locates the reaction to the crisis against the backdrop of Ottawa’s evolving attitude toward the ussr after Stalin’s death. The moderation in Canada’s Soviet policy beginning in 1954 conditioned the response to the crisis in Hungary and reinforced Ottawa’s determination to engage the Soviet Union and Eastern Europe constructively, despite the events of November 1956.
