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INTRODUCTION[Record]

  • Mouhamadou Sanni Yaya and
  • Catherine Beaudry

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  • Mouhamadou Sanni Yaya
    Unités départementales des sciences de gestion, Université du Québec à Rimouski (UQAR) – Campus de Lévis
    Mouhamadou_SanniYaya@uqar.ca

  • Catherine Beaudry
    Unités départementales des sciences de gestion, Université du Québec à Rimouski (UQAR) – Campus de Lévis
    Catherine_Beaudry@uqar.ca

Les politiques liées à l’équité, à la diversité, à l’inclusion ainsi qu’à l’accessibilité (EDIA) font aujourd’hui l’objet de débats. Alors que certains auteurs pointent du doigt leur efficacité limitée (Dobbin et Kalev, 2022), d’autres, au contraire, mettent en avant leurs retombées positives sur les organisations (Garakani et al., 2023). Dans un monde du travail en pleine mutation, s’interroger sur la place et le rôle de l’EDIA apparaît à la fois pertinent et justifié. Cette mutation se caractérise notamment par le vieillissement de la population canadienne (Johnson, 2024), un phénomène qui influence directement la conciliation des responsabilités familiales et professionnelles. En effet, au Québec, près de 21 % des personnes proches aidantes exercent leur rôle auprès d’une personne vieillissante, soit environ 1 489 000 personnes (Institut de la statistique du Québec, 2022), dont une proportion importante occupe parallèlement un emploi. Le présent numéro s’ouvre avec une première contribution de Lamarche, qui examine l’efficience et la disponibilité des protections offertes aux personnes proches aidantes (PPA) en emploi au Québec, en comparaison avec celles offertes dans les autres provinces et territoires canadiens. L’article adopte une perspective élargie de la diversité : plutôt que de se concentrer exclusivement sur les groupes sous-représentés, tels que définis dans les lois canadiennes et québécoises, Lamarche s’intéresse au traitement réservé aux personnes proches aidantes qui peuvent également être confrontées à des enjeux d’équité, notamment parce qu’elles subissent certaines formes de discrimination en milieu de travail. En s’appuyant sur les lois régissant la protection des droits de la personne et sur la jurisprudence, l’auteure conclut que les protections offertes au Québec demeurent plus limitées que celles disponibles ailleurs au pays et qu’elles ne répondent pas toujours aux besoins réels des PPA. L’approche strictement réglementaire apparaît ainsi insuffisante, ce qui souligne la nécessité d’inscrire les besoins des PPA dans une perspective plus large de gestion de l’EDIA en milieu de travail. Cette gestion concerne l’ensemble des secteurs d’activité, puisque, même si la main-d’oeuvre tend à se diversifier, certains groupes demeurent encore sous-représentés et exposés à des formes persistantes de discrimination dans les milieux de travail (Beaudry et al., 2024). La seconde contribution, proposée par Bérubé et Doris, s’intéresse plus particulièrement au secteur culturel et présente l’équité, la diversité et l’inclusion (EDI) comme un véritable instrument d’action publique. L’article cherche à comprendre comment l’EDI est perçue par les artistes et le personnel des organisations culturelles canadiennes. Les résultats montrent qu’en dépit d’un cadre normatif favorable, plusieurs défis doivent être surmontés pour assurer une application harmonieuse des politiques EDI dans ce secteur d’activité. L’étude suggère ainsi l’institutionnalisation plus effective des principes EDI, notamment par l’entremise des programmes de financement public destinés aux artistes et aux organismes culturels, afin de leur permettre de mettre concrètement en place des mesures favorisant l’inclusion. Si les différents programmes de subvention pour soutenir l’inclusion s’avèrent bénéfiques pour les organisations culturelles, ils gagneraient toutefois à faire preuve de davantage de souplesse. L’article souligne en effet que leur caractère contraignant risque d’exclure certains milieux, ce qui constitue un paradoxe dans un contexte où l’inclusion demeure l’objectif central. La mutation du monde du travail ne concerne pas uniquement la composition de la main-d’oeuvre. L’irruption des technologies de l’information et de la communication, y compris des systèmes d’intelligence artificielle (SIA) dans les relations de travail (Bernier, 2021), constitue également un enjeu à considérer et suscite des préoccupations croissantes tant dans la littérature scientifique que chez les législateurs. La dernière contribution de ce numéro spécial, proposée par Sanni Yaya, Beaudry et Deschênes, établit un lien entre l’EDIA et les SIA en mettant l’accent sur les risques de discrimination algorithmique. L’utilisation éthique et …

Appendices