Abstracts
Résumé
La reconnaissance de l’akrasia, tant des parties contractuelles que des juristes, nous permet de souligner l’absence de contrôle généralisé quant au processus de formation du contrat. S’il est évident que la grande majorité des parties adhérentes peine à exprimer un consentement libre et éclairé, qu’en est-il des juristes par rapport à la justification juridique de la formation du contrat contemporain? Ce dernier, ancré dans le néolibéralisme, a-t-il pour effet de laisser le droit, à titre de société vivante, dans l’antichambre de la justice au bénéfice de la fabrique des contractant-es endetté-es? Une partie de la solution à apporter se trouve dans la reconnaissance d’une forme de déni juridique, reconnaissance qui permettrait de mieux prendre la mesure du rapport social que demeure, ontologiquement et à l’encontre de l’économie financiarisée, le contrat.
Mots-clés :
- Contractants,
- Consentement,
- Déni juridique,
- Acrasie,
- Néolibéralisme
Abstract
Acknowledging the akrasia of both contracting parties and jurists allows us to highlight the absence of widespread control over the contract formation process. If it's clear that the vast majority of contracting parties have difficulty expressing free and informed consent, what about jurists in relation to the legal justification for the formation of the contemporary contract? Does the latter, rooted in neoliberalism, have the effect of leaving the law, as a living society, in the antechamber of justice for the benefit of the factory of indebted contracting parties? Part of the solution lies in recognizing a form of legal denial, a recognition that would enable us to take better measure of the social relationship that remains, ontologically and in the face of the financialized economy, the contract.
Keywords:
- Contractors,
- Consent,
- Legal denial,
- Acrasia,
- Neoliberalism

