Abstracts
Résumé
Le télétravail est présenté comme un outil potentiel de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). Mais qu’en est-il vraiment au Québec ? Notre étude vise à répondre à cette question par le biais d’une quantification des GES liés au télétravail de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS). Pour ce faire, un sondage en ligne a été diffusé durant l’hiver 2024. Parmi les quelque 1500 membres de l’institut universitaire sollicités, 364 ont rempli le sondage (taux de réponse : 24 %).). Les renseignements quantitatifs et les comportements en lien avec quatre postes d’émissions associés au télétravail (transport, bureau, numérique, domicile) ont été convertis en émissions de GES. Ces émissions ont ensuite été additionnées afin d’être comparées à un scénario sans télétravail. Résultat : la situation actuelle – avec télétravail – s’est avérée 10 % moins émissive (- 120 t éq. CO2 ou – 0,08 t éq. CO2 par personne) que la situation de référence. L’identification du transport comme principale source de GES confirme d’autres observations similaires rapportées dans la littérature. En conclusion, si le télétravail est une avenue prometteuse, certaines habitudes liées notamment au transport doivent être encadrées au risque de voir les bienfaits de cette pratique être annulés.
Mots-clés :
- télétravail,
- gaz à effet de serre,
- transport,
- numérique,
- énergie,
- INRS,
- Québec
Abstract
Teleworking is presented as a potential tool for reducing greenhouse gases (GHGs) emissions. But where does the situation stand in Quebec? Our study aims to answer this question by quantifying the GHGs generated by teleworking at the Institut national de la recherche scientifique (INRS). To this end, an online survey was distributed during the winter of 2024. Of the 1,500 or so members of the university institute approached, 364 completed the survey (response rate: 24%). Quantitative information and behaviors related to four emission hubs associated with teleworking (transportation, digital, office and home) were converted into GHG emissions. These emissions were then added up and compared to a reference scenario without teleworking. Result: the current – teleworking – situation is 10% less emissive (- 120 t CO2 éq. or - 0.08 t CO2 eq. per person). Transportation as the main source of GHG emissions in teleworking confirms other similar observations reported in the literature. In conclusion, albeit teleworking is a promising mitigation avenue, certain habits, particularly those related to transport, need to be given a proper framework, otherwise its benefits may be negated.
Keywords:
- telework,
- greenhouse gases,
- transportation,
- information technologies,
- energy,
- INRS,
- Quebec
Appendices
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