Some features and content are currently unavailable today due to maintenance at our service provider. Status updates

Les jeunes pousses[Record]

  • Alain Aoun,
  • Frédérick Turgeon,
  • Esteban Solis,
  • Luciano Rodrigues Viana,
  • Stéphane Bastien,
  • Caroline Thisdale and
  • Ahlonko Koffi Bruce

…more information

  • Alain Aoun Université du Québec à Rimouski

  • Frédérick Turgeon Université de Sherbrooke

  • Esteban Solis Université de Sherbrooke

  • Luciano Rodrigues Viana Université du Québec à Rimouski

  • Stéphane Bastien Université de Sherbrooke

  • Caroline Thisdale Université Laval

  • Ahlonko Koffi Bruce Université du Québec à Montréal

Les objectifs de neutralité carbone pour la production d'électricité et l’électrification du secteur des transports posent un défi majeur au secteur de l’énergie. Le dévelop- pement des énergies renouvelables intermittentes (photo- voltaïque et éolien), généralement situées aux extrémités du réseau, crée des problèmes de connexion au réseau et d'équilibrage de charge, nécessitant des coûts d’infrastructures importants. Le passage à un système électrique décentralisé, numérisé et décarboné ne consiste pas seulement à changer de carburant pour produire de l'énergie de manière plus durable, mais demande de repenser la façon dont l'énergie est produite, gérée, commercialisée et consommée. Or, le système électrique actuel a été conçu de manière très centralisée, rendant complexe l’introduction de sources multiples et intermittentes de production d’électricité en bout de chaîne. Cette thèse vise à s’inspirer de la structure et du fonctionnement de la chaîne de blocs (blockchain) pour proposer un modèle de réseau électrique intelligent, autonome et décentralisé. La chaîne d'approvisionnement « Énergie 4.0 » est présentée comme un nouvel éco- système énergétique axé sur le consommateur, offrant une meilleure intégration et gestion des ressources énergétiques distribuées. La crise climatique s’intègre à un système de « polycrise » avec l’effondrement de la biodiversité, le creusement des inégalités et un mal-être existentiel. Ces crises, bien que distinctes, s’entrecroisent et s’alimentent mutuellement, et le paradigme dominant de la croissance économique peut être considéré comme une cause commune. Les approches post-croissance proposées face à ces problématiques rencontrent une faible acceptabilité sociale des populations les plus influentes (adultes à haut revenu et haut niveau d’éducation). Trois objectifs guident ce travail : montrer les liens entre croissance économique et polycrise; concevoir un recueil poétique « Le guide de l’inaction climatique », pour éveiller un imaginaire alternatif auprès du public cible; évaluer la portée critique et transformative du recueil par un questionnaire et des entrevues semi-dirigées. Le recueil poétique, fondé sur la notion de performance de la paresse, permet de prendre de la distance face aux normes dominantes de performance et d’efficacité. Ne pouvant être envisagé comme solution unique, il permet d’ouvrir des brèches et d’inspirer des changements intimes pour construire un imaginaire collectif alternatif à la croissance. Le Québec devra produire jusqu’à 100 TWh d’électricité supplémentaire pour tenir ses objectifs de neutralité carbone d’ici 2050, avec l’électrification massive des secteurs industriel et du transport. Or, l’hydroélectricité atteint ses limites d’expansion et le bouquet énergétique doit être diversifié. L’électricité nucléaire offre une empreinte carbone faible et une production continue, ce qui la rend attractive en complément aux sources renouvelables déjà établies. Cet essai explore la pertinence de l’énergie nucléaire dans le contexte énergétique québécois. Il réalise un portrait des contraintes et des opportunités associées à cette énergie selon quatre axes : social, économique, politique et environnemental, ainsi qu’une comparaison avec les modèles nucléaires en Ontario et en France. Il apparaît clairement que l’énergie nucléaire constitue une option sérieuse, mais complexe, pour répondre aux besoins énergétiques futurs du Québec. Cependant, la question « faut-il relancer le nucléaire ? » devrait s’accompagner de « à quelles conditions et pour quels usages ? » pour alimenter un débat éclairé, pragmatique et responsable qui tiendra compte de la réduction des GES, mais aussi de la responsabilité envers les générations à venir. La province de Québec assure 60 % de la production d’aluminium primaire en Amérique du Nord. Cependant, cette industrie génère une quantité considérable de résidus, qui représente à la fois un gaspillage de ressources et un enjeu environnemental et socioéconomique important, soulignant la nécessité de trouver des solutions pour leur valorisation. Cette thèse explore deux pistes de valorisation des résidus de l’industrie de l’aluminium par la …