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Abstract
Gender-based and sexual violence (GBSV) remains a pervasive problem in higher education, disproportionately affecting marginalized students and undermining their safety, well-being, and academic success. Post-secondary institutions (PSIs) increasingly rely on peer educators (PeerEds) to deliver prevention and response programs, leveraging their shared student experience to foster trust and engagement. This study explores the motivations and experiences of GBSV PeerEds in Canada and the United States, revealing how personal trauma, institutional critique, and allyship drive their involvement. Findings highlight the emotional labour, secondary trauma, and systemic constraints PeerEds face, alongside their contributions to campus culture and advocacy. The study critiques institutional reliance on marginalized students’ compassion and calls for trauma-informed practices, sustainable funding, and structural reform. Future research should examine PeerEds’ influence on campus subcultures, administrators’ complicity, and the broader legitimacy of peer-led GBSV initiatives. Meaningful change requires confronting institutional complicity and reimagining ethics of care.
Keywords:
- gender-based sexual violence,
- peer educators,
- higher education,
- campus safety,
- trauma-informed practices,
- institutional accountability
Résumé
La violence sexuelle fondée sur le genre (VSFG) demeure un problème persistant dans l’enseignement supérieur, touchant de façon disproportionnée les personnes étudiantes marginalisées et compromettant leur sécurité, leur bien-être et leur réussite. Les établissements d’enseignement postsecondaire font de plus en plus appel à des pairs éducateurs et paires éducatrices (PE) pour mettre en œuvre des programmes de prévention et d’intervention, tirant parti de l’expérience étudiante partagée pour favoriser la confiance et l’engagement. Cette étude explore les motivations et les expériences des PE en matière de VSFG au Canada et aux États-Unis, révélant comment les traumatismes personnels, la critique des institutions et l’alliance inclusive motivent leur implication. Les résultats mettent en lumière la charge émotionnelle, les contraintes systémiques et les traumatismes secondaires auxquels les PE sont confrontés, ainsi que leur contribution à la défense des droits et à la culture des campus. La présente étude critique la dépendance des établissements à l’égard de la compassion des personnes étudiantes marginalisées et plaide pour des pratiques tenant compte des traumatismes, pour un financement durable et pour une réforme structurelle. Les recherches futures devraient examiner l’influence des PE sur les sous-cultures des campus, la complicité des administrations et la légitimité plus large des initiatives menées par les pairs en matière de VSFG. Un changement significatif exigerait de s’attaquer à la complicité institutionnelle et de repenser l’éthique du care.
Mots-clés :
- Violence sexuelle fondée sur le genre,
- pairs éducateurs,
- enseignement supérieur,
- sécurité sur les campus,
- pratiques tenant compte des traumatismes,
- responsabilité institutionnelle

