Abstracts
Abstract
In this conversation, filmmaker and researcher Steven Eastwood reflects on the collaborative process behind the creation of The Stimming Pool (2024), co-directed with neurodivergent members of the Neurocultures Collective. He discusses the ethical and aesthetic stakes of a co-creation in which atypical subjectivities are not merely represented but actively participate in redefining the very codes of cinema. Reflecting on working methods grounded in slowness, trust, and attentiveness, Eastwood describes the development of an “autistic camera” and the exploration of non-linear narrative forms grounded in alternative perceptual regimes. Far from an illustrative or explanatory approach, the film embraces sensory and relational co-experimentation. In doing so, it offers a shift in perspective: a cinema shaped through alterity, resonance, and the shared inhabiting of divergent perceptual worlds.
Résumé
Dans cet entretien, le cinéaste et chercheur Steven Eastwood revient sur la démarche collaborative ayant mené à la création du film The Stimming Pool (2024), coréalisé avec les membres neurodivergent·e·s du Neurocultures Collective. Il y partage les enjeux éthiques et esthétiques d’une cocréation, au sein de laquelle des subjectivités plus atypiques participent à redéfinir les codes du cinéma. À travers une réflexion sur les méthodes de travail en cinéma, de même que sur la lenteur, la confiance et l’attention, Eastwood évoque la mise en place d’une « caméra autistique » et l’exploration de formes narratives non linéaires, fondées sur des perceptions autres. Loin d’une visée illustrative ou explicative, le film privilégie la coexpérimentation sensorielle et relationnelle. Il propose ainsi un déplacement du regard : un cinéma qui s’élabore dans l’altérité, la résonance et la cohabitation d’une pluralité de mondes perceptifs.

