Abstracts
Résumé
La présente étude analyse la contrainte sexuelle sur la direction des affaires publiques, sous l’angle de la composition du gouvernement dans les États d’Afrique subsaharienne, plus précisément au Cameroun. L’interrogation porte sur l’existence d’une obligation de tenir compte du genre dans l’exercice du pouvoir de nomination des membres du gouvernement. En ayant recours au positivisme sociologique et à l’empirisme, l’auteur démontre que l’exercice de ce pouvoir jouit d’une liberté absolue. Cette dernière est la conséquence de l’indifférence du droit, qui ne retient pas la condition du genre pour la formation du gouvernement. Dès lors, la masculinisation intempestive de cette fonction qui en résulte n’est que timidement affectée par la prise en considération en pratique du genre par le titulaire du pouvoir discrétionnaire.
Abstract
This study aims to assess the relationship between gender and direction of public affairs, precisely in the exercise power of the constitution of government in sub-Saharan African states in general, specifically in Cameroon. The main question is the existence of a legal duty to take into consideration the gender while appointed members of government. Using both empiricism and sociological positivism, we can see that the consideration of gender in government formation is one of the hypocritical silences of Cameroonian positive law. However, it must be noted that in practice, the power of government formation suffers from a self-limitation which, in the long term, impacts, albeit to a lesser degree, the original, even.
Resumen
Este estudio analiza el aspecto de la limitación sexual en la dirección de los asuntos públicos desde el ángulo estructural del gobierno en los Estados del África subsahariana y, específicamente, en Camerún. La cuestión trata sobre la existencia de una obligación : tomar en cuenta el género en el ejercicio del poder de nominación de los integrantes del gobierno. Recurriendo al positivismo sociológico y al empirismo, demostramos que el ejercicio de este poder goza de una absoluta libertad, consecuencia de la indiferencia del derecho, que no toma en cuenta la condición del género en la formación del gobierno. Por ende, la masculinización intempestiva de esta función afecta muy poco la consideración del género en la práctica, solo por la voluntad del poder discrecional.
