Le Centre Anne-Hébert est un lieu d’études et de recherches sur l’oeuvre d’Anne Hébert, aussi bien que sur les écrits de femmes au Québec et dans la francophonie. Il promeut la recherche dans les domaines de la création, de la traduction et des archives littéraires. Michel Gosselin a été très impliqué au Centre, dès les premiers jours de sa fondation. Il a été mandaté par le recteur Pierre Reid en 1993 pour aider l’écrivaine dans le don qu’elle s’apprêtait à faire de ses archives littéraires. Président du comité de direction pendant vingt ans, il a contribué à la création de ce centre institutionnel et à l’élaboration d’une directive le concernant. Né à Acton Vale le 14 octobre 1946, Michel Gosselin a oeuvré à titre d’enseignant de littérature au Cégep de Sherbrooke. Il a aussi été chargé de cours au Département des lettres et communications de l’Université de Sherbrooke de 1982 à 1994, notamment pour l’enseignement de la scénarisation télévisuelle, de la littérature dramatique et de l’écriture de scénarios. Il est l’auteur de trois romans et d’un essai publiés chez Triptyque (La fin des jeux [1986], Le repos piégé [1988], La mémoire de sable [1991], Le scénario télévisuel de fiction [1995]), ainsi que d’un roman qui relate son amitié avec Anne Hébert, En route et pas de sentiment, paru chez Hurtubise (2010). À ces activités d’écriture s’est ajoutée, au fil des ans, une contribution remarquée au Salon du livre de l’Estrie, à l’Association des auteures et auteurs de l’Estrie et à l’Union des écrivaines et écrivains québécois. Il est l’un des fondateurs du Grand Prix du livre de la Ville de Sherbrooke. À la demande du recteur Reid, mais aussi d’Anne Hébert, Michel Gosselin a participé avec conviction à la fondation du Centre Anne-Hébert. C’est en 1993, lors d’une collation des grades au cours de laquelle Anne Hébert reçoit un doctorat honorifique de l’Université de Sherbrooke, que tout commence. Le recteur Reid propose à Anne Hébert, dans une lettre datée du 5 juillet 1993, de créer un centre international d’études consacré à l’ensemble de son oeuvre. Ce lieu unique rassemblera en un même espace les mémoires et thèses, les articles scientifiques et autres études sur l’oeuvre, diffusés au Québec et ailleurs dans le monde. Des échanges épistolaires avec le recteur ont lieu en vue du don de manuscrits et d’archives personnelles de l’écrivaine. L’année 1994 est significative dans le parcours professionnel de Michel Gosselin. Il est nommé en novembre membre d’un groupe de travail veillant à constituer et à développer ce qui deviendra le Fonds Anne Hébert. Sa tâche consiste alors à récupérer et à préparer non seulement certains manuscrits et tapuscrits de l’écrivaine, mais aussi des documents, tels que des critiques littéraires, des entretiens radiophoniques et télévisuels, des mémoires et thèses, des articles et comptes rendus. Pour ce faire, Michel Gosselin bénéficie entre autres soutiens financiers de ceux de l’Université de Sherbrooke et de Patrimoine Canada. Les nombreux séjours en France, échelonnés sur près de deux ans, mèneront au dépôt des premières archives à Sherbrooke en 1998. La signature d’une entente entre Anne Hébert et l’Université de Sherbrooke est suivie d’une nouvelle fonction pour Michel Gosselin : celle de président du comité de direction du Centre. En avril 1997, après plusieurs années passées en France, Anne Hébert – alors âgée de 81 ans – rentre au Québec. Les préparatifs de son déménagement de la rue de Pontoise, à Paris, reçoivent l’assistance de Michel Gosselin. De ces préparatifs reste aujourd’hui un journal dans lequel il relate ses rencontres et discussions avec Anne Hébert. Des souvenirs des années passées sur …
Hommage à Michel Gosselin (1946-2025)[Record]
…more information
Mélanie Beauchemin
Université de SherbrookeNathalie Watteyne
Université de Sherbrooke

