Abstracts
Abstract
Drawing on data from semi-structured interviews with five archivists, this article explores the barriers to implementing critical practices in archives. It examines if and how archivists use critical practices and approaches to change archival institutions, highlights the barriers they encounter when trying to transform these institutions, and expands archival scholarship on slowness and neoliberalism. Due to archives’ neoliberal entanglements and their slow pace of change, this research data underscores the powerlessness some archivists feel regarding their ability to change the workings of archival institutions. This article shows that creativity, outlined as experimentation and imagination, can provide a bridge between ideas of critical archival studies and particular contexts of practice and conveys some archivists’ view that transforming practice is unfortunately and necessarily slow. Slowness structures the types of responses and critical practices in archival institutions, setting the parameters for what transformations are available. Slowness provides an opportunity for archivists to reflect on the best way to implement practices but also limits the formation of liberatory praxis in institutional archives.
Résumé
À partir de données tirées d’entretiens semi-directifs avec cinq archivistes, cet article explore les obstacles qui empêchent de mettre en oeuvre les pratiques critiques dans les archives. Cet article examine comment les archivistes emploient les pratiques et approches critiques pour changer les institutions archivistiques, met en lumière les obstacles qu’ils et elles rencontrent en essayant de transformer ces institutions et contribue à la littérature archivistique sur la lenteur et le néolibéralisme. Comme les archives sont enchevêtrées avec le néolibéralisme et que leur rythme de changement est lent, les données de cette recherche soulignent le sentiment d'impuissance que certain.e.s archivistes ressentent face à leur incapacité de changer les fonctionnements des institutions archivistiques. Cet article démontre que la créativité, définie comme l’expérimentation et l’imagination, peut servir de pont entre les idées de l’archivistique critique et des contextes particuliers de pratique. Il souligne que, pour certain.e.s archivistes, la transformation de la pratique est un processus malheureusement et nécessairement lent. La lenteur structure les types de réactions et de pratiques critiques dans les institutions archivistiques, délimitant ainsi les paramètres des transformations possibles. La lenteur offre une opportunité pour les archivistes de réfléchir aux meilleurs moyens de mettre en place des pratiques, mais limite aussi le développement de la praxis libératrice dans les archives institutionnelles.
