Abstracts
Abstract
This article considers an Indigenous imaginative thread in the dominant European intellectual history of colonization in Canada. Until recently, historiography of the colonial encounter commonly assumed the dominance of imperial imagination was an unchallenged cognitive event. European intellectual histories have proven reluctant to recognize the sustained independence and holistic self-reliance of Indigenous knowledge models or the Indigenous influences on European thought. However, European juridical knowledge paradigms have never eliminated those collective cognitive social principles that supported Indigenous societies for generations before first contact. This Indigenous epistemological influence can be found in our institutions of governance; in our mechanisms of social representation; and in our public spaces of culture, heritage, and social memory.
This article first considers how Indigenous spiritual epistemologies, social protocols, and knowledge methods were delegitimized and marginalized by Enlightenment thinkers. Next, it looks at the Kwakwaka’wakw encounter, when George Hunt and Franz Boas recorded resistant and independent Indigenous cosmologies in late-19th-century West Coast Indigenous communities. Through ceremony, Indigenous authorities demonstrated core values of Indigenous cosmologies: the potential of diversity over the threat of difference; the dynamism of culture; and the holistic vision of totemic, collective relationships between humanity and nature. From here, the article examines how mid- century critical theory carved out a theoretical space for these Indigenous values for humanity. Finally, it looks at how Indigenous cosmologies have begun to break through constraining modernist traditions of archival remembrance. The article closes with the notion of the decolonizing of archives and the digital potential for new, post-colonial archival paradigms that recognize revitalized Indigenous epistemologies.
Résumé
Cet article se penche sur un fil conducteur imaginatif des pensées autochtones dans l’histoire intellectuelle européenne dominante de la colonisation du Canada. Jusqu’à présent, l’historiographie de la rencontre coloniale a communément assumé que la domination de l’imagination impériale était un événement cognitif incontesté. L’histoire intellectuelle européenne s’est montrée réticente à reconnaître l’indépendance soutenue et l’autonomie holistique des systèmes de connaissances autochtones ou l’influence autochtone sur la pensée européenne. Toutefois, les paradigmes de connaissances juridiques européennes n’ont jamais éliminé les principes sociaux cognitifs collectifs qui ont soutenu les sociétés autochtones pendant des générations avant les premiers contacts avec les Européens. Cette influence épistémologique autochtone peut être trouvée dans nos institutions de gouvernance; dans nos mécanismes de représentation sociale; et dans nos espaces publics culturels, patrimoniaux et de mémoires sociales.
Cet article examine comment les épistémologies spirituelles autochtones, les protocoles sociaux, ainsi que les méthodes de connaissances autochtones ont été délégitimisés et marginalisés par les penseurs des Lumières. Ensuite, il se penche sur les rencontres Kwakwaka’wakw, lorsque George Hunt et Franz Boas ont documenté les cosmologies autochtones indépendantes de résistance dans les communautés de la côte ouest à la fin du 19e siècle. Par le biais de cérémonies, les autorités autochtones ont démontré les valeurs profondes des cosmologies autochtones: le potentiel de la diversité face à la menace de la différence; le dynamisme de la culture; et la vision holistique des relations totémiques et collectives entre l’humanité et la nature. À partir de ces constats, cet article examine comment la théorie critique de la moitié du siècle a forgé un espace théorique pour ces valeurs autochtones pour l’humanité. L’article conclut par la notion de la décolonisation des archives et le potentiel du numérique pour de nouveaux paradigmes archivistiques post-coloniaux qui reconnaîssent la revitalisation des épistémologies autochtones.
