Abstracts
Abstract
This article contemplates ableism in historical sources and in the historical discipline through an investigation of the experiences of Clarissa Lathrop after she left the Utica, New York, insane asylum in 1882. Lathrop, like other former asylum inmates, began advocating for asylum inmates’ rights, accountability for asylum physician-administrators, and policy change immediately upon her release from the institution. She testified before the New York State Legislature twice, came together with allies to create a reform organization, wrote letters to state officials and others, travelled and spoke publicly about the need for change in America’s asylum system, and self-published her account of her experiences. She and others received support from sympathetic journalists and politicians as well as other allies. Yet Lathrop was also dismissed and treated with disdain by her contemporaries, and she was largely forgotten by later historians, who considered her both unable to speak to her own, and others’, lived experiences and incapable of advocating for change. As this article will show, a gendered ableism that, until now, has gone either unnoticed or unaddressed by historians shaped Lathrop’s rich life and legacy.
Résumé
Cet article examine le capacitisme dans les sources historiques et au sein de la discipline historique à travers une étude des expériences vécues par Clarissa Lathrop après sa sortie de l’asile psychiatrique d’Utica, dans l’État de New York, en 1882. À l’instar d’autres anciens pensionnaires d’asiles, Lathrop s’est engagée, dès sa sortie de l’établissement, en faveur des droits des pensionnaires, de la responsabilisation des médecins-administrateurs des asiles et d’un changement de politique. Elle a témoigné à deux reprises devant l’Assemblée législative de l’État de New York, s’est associée à des alliés pour créer une organisation de réforme, a écrit des lettres à des responsables de l’État et à d’autres personnalités, a voyagé et s’est exprimée publiquement sur la nécessité de réformer le système des asiles aux États-Unis, et a auto-publié le récit de ses expériences. Elle et d’autres ont reçu le soutien de journalistes et de politiciens sympathisants, ainsi que d’autres alliés. Pourtant, Lathrop a également été rejetée et traitée avec mépris par ses contemporains, et elle a été largement oubliée par les historiens ultérieurs, qui la considéraient à la fois incapable de parler de ses propres expériences vécues et de celles des autres, et incapable de militer pour le changement. Comme le montrera cet article, un capacitisme genré qui, jusqu’à présent, est passé inaperçu ou n’a pas été abordé par les historiens a façonné la vie riche et l’héritage de Lathrop.
