Abstracts
Abstract
This is an account of dread objects — madness, suicide, suicidality — as they moved through the normalized and normalizing terrain of an emergent nineteenth-century US security state. Tracking them in this way, while also attending to the affective and temporal registers in which they were articulated, reveals a consequential distinction between intervention and prevention. The latter, still nascent at mid-century, cooperated with actuarial ways of thinking that continue to inform normative standards for engaging the past.
This account doubles as lament. Addressing itself to the fundamental violence at the root of such standards, while also attending to what has been lost by way of them, it asks what methods and forms are made possible by disability as analytic and as epistemology.
Résumé
Il s’agit ici d’un récit sur des objets d’angoisse — la folie, le suicide, la suicidalité — tels qu’ils ont circulé dans le terrain normalisé et normalisateur d’un État sécuritaire américain naissant au XIXe siècle. Les suivre ainsi, tout en prêtant attention aux registres affectifs et temporels dans lesquels ils s’articulaient, révèle une distinction déterminante entre intervention et prévention. Cette dernière, encore naissante au milieu du siècle, coopérait avec des modes de pensée actuariels qui continuent d’informer les normes régissant la manière d’aborder le passé.
Ce récit se double d’une lamentation. S’adressant à la violence fondamentale à la racine de ces normes, tout en s’intéressant à ce qui a été perdu par leur entremise, il s’interroge sur les méthodes et les formes rendues possibles par le handicap en tant qu’analytique et qu’épistémologie.
