Abstracts
Abstract
In the iconography of nineteenth-century female education, the centralfigure is a woman at the piano. This figure embodies a form ofeducation, the female "accomplishments" — music, art, modern languages, literature, and the natural sciences — which was widespread in Britain by the end of the eighteenth century and which spread rapidly throughout the English-speaking world. Yet this form of education has been overlooked or dismissed by both mainstream and feminist historiography.
This paper considers the rise of the accomplishments curriculum as a precursor to the emergence, late in the nineteenth century, of the “worthwhile education” of women. This earlier development, in the author's view, requires a reconsideration of that sacred cow of feminist theory, the man/culture, women/nature dichotomy. A study of the female accomplishments also illustrates the earlier rise of the enduring and oppressive myth that there is a natural affinity between the humanities and the female mind — with its equally enduring implication that there is a natural affinity between science and the male mind.
Historians of the Edwardian period have noted that the rational, scientific frame of mind, which underpinned the capitalist exploitation of the natural world, was considered to be a "natural" male predilection. Feminist historians have rightly exposed the use of this pseudo-science as a justification of the contemporary intellectual subjugation of women. They have, however, failed to note that intellectual attitudes which were evident more than a century earlier, and which underpinned the emergence of the female accomplishments, ensured that women would be excluded from the great intellectual adventure of the twentieth century.
Résumé
L'éducation féminine du XIXe siècle a traditionnellement été personnifiée par une femme au piano, laquelle représente une forme d'éducation, soit les « talents » féminins tels que la musique, les beaux-arts, les langues vivantes, la littérature et les sciences naturelles. À la fin du XVIIIe siècle, cet enseignement était déjà fort répandu en Angleterre et dans tout le monde anglo-saxon, mais les historiens traditionnels et les spécialistes de l'histoire des femmes l'ont soit ignoré, soit rejeté.
On verra dans cet article que l’accumulation des connaissances féminines a donné naissance à l’éducation « utile » des femmes, à la fin du XIXe siècle. Selon l'auteur, cette éducation remet en question l'une des vérités fondamentales de la pensée féministe, l'opposition de l'homme-culture à celle de la femme-nature. L'analyse de l'éducation féminine permet aussi de voir surgir ce mythe persistant et oppressif de la prétendue affinité naturelle entre les sciences humaines et l’esprit féminin, ainsi que son corollaire sur l'appropriation de la science par l'esprit masculin.
Au début du XXe siècle, les historiens croyaient que la logique scientifique sous-jacente à l’exploitation capitaliste des ressources naturelles était l'apanage de l'homme. Les historiens féministes ont, avec raison, vu dans ce raisonnement pseudo-scientifique une rationalisation intellectuelle de l'oppression de la femme. Ils ont cependant négligé de noter que ce sont les attitudes intellectuelles adoptées plus d'un siècle auparavant qui ont empêché les femmes de participer aux grandes découvertes du XXe siècle.