Historical Papers
Communications historiques
Volume 15, Number 1, 1980 Montréal 1980
Table of contents (18 articles)
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Presidential Address: Biography in Canadian History
Robert Craig Brown
pp. 1–8
AbstractFR:
L'importance de la biographie en histoire tient du fait que, sans elle, il serait difficile d'établir des liens entre l'homme et l'événement; selon l'auteur, c'est là ce qui, en quelque sorte, définit notre discipline. Cependant, depuis les dernières années, à cause du progrès de certaines sciences sociales telles la psychologie et la sociologie, la distinction entre histoire et biographie s'est accrue grandement et la biographie en tant que genre s'est considérablement modifiée.
Ainsi, si l'on jette un coup d'oeil sur les années qui se sont écoulées depuis la deuxième guerre mondiale, l'on constate qu'au Canada français la biographie est passée d'un écrit à tendance hagiographique à une recherche fouillée et critique, puis, à une étude qui tente de plus en plus de camper un personnage dans son époque et son contexte social; de même, du côté du Canada anglais, on est passé d'une première étape où un héros ne pouvait avoir tort à une seconde où il vivait dans son époque mais sans perdre de sa stature pour finalement accéder à une troisième où sa personnalité et sa carrière étaient intégrées dans le temps.
Toutefois, à peine le biographe historien avait-il relevé le défi de l'intégration de son personnage dans une époque donnée qu'il était aux prises avec un nouveau défi, soit celui de la nouvelle tendance en littérature qui s'intéresse maintenant à une psycho-biographie toute concentrée sur la vie intérieure du sujet. Est-ce donc à dire que la biographie historique telle qu'on la connaît n'a plus sa place et qu'il lui faille trouver de nouvelles avenues ? Brown, pour sa part, estime que la biographie est un genre « en soi » qui a besoin de toutes les lumières que peuvent apporter tant la psychologie que la sociologie et l'histoire sociale; de plus, il considère que le biographe se doit de rapporter minutieusement et de façon la plus littéraire qui soit toutes les informations qu'il a pu glaner sur la vie tant privée que publique de son personnage. Sans la biographie, considère-t-il, il ne peut y avoir de « dialectique constante entre l'individu et la société« et cette dialectique est un élément essentiel dans toute recherche historique.
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Pioneers and Police on the Canadian Prairies, 1885‑1914
Carl Betke
pp. 9–32
AbstractFR:
Encore récemment, et ce, jusqu'à ce que paraisse l'étude de R. C. Macleod en 1976, la bonne réputation de la Gendarmerie royale du Nord-Ouest reposait sur le souvenir d'exploits extraordinaires; en effet, légendes et traditions s'étaient plu à évoquer les actions mémorables que ce corps policier aurait accomplies dans sa lutte contre les Amérindiens et les criminels de l'époque. Macleod, pour sa part, a remis cette interprétation en question et il estime que le succès de la gendarmerie doit plutôt être attribué au fait que ce corps policier était à la fois bien organisé et bien discipliné.
C'est cette récente interprétation que l'auteur de cet article veut nuancer. Il se demande, d'une part, comment on peut la prendre au pied de la lettre quand on sait qu'après 1885, ni les Amérindiens, ni les criminels ne constituaient une réelle menace dans l'ouest canadien et, d'autre part, à quoi il faut attribuer la popularité bien réelle de la gendarmerie si elle ne repose pas sur la lutte contre l'Amérindien et le criminel.
A la lumière d'une source tout à fait particulière, soit celle des rapports quotidiens que rédigeaient les membres de la gendarmerie, l'auteur démontre que cette popularité tient du fait de sa présence constante auprès de la population. La plupart du temps, le policier patrouillait le pays, passant de ferme en ferme; il aidait le pionnier à résoudre certains problèmes et c'était à lui qu'on avait recours en cas de danger ou d'urgence, qu'il s'agisse d'incendies, de disette ou de maladies. Dans ces années de durs labeurs, cette présence du policier et les nombreux services qu'il rendait étaient de nature à faire bonne impression et à asseoir sa popularité auprès de la population locale.
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The Great March of the Mounted Police in Popular Literature, 1873‑1973
Keith Walden
pp. 33–56
AbstractFR:
La littérature populaire qui s'est penchée sur l'histoire de la gendarmerie royale a toujours laissé entendre que la longue marche de 1874 avait effectivement apporté l'ordre et la paix dans l'ouest canadien. Cette conclusion, de dire l'auteur, on la tire beaucoup plus en raison de la manière dont on a structuré le récit qu'en fonction de l'analyse objective que l'on a pu faire de l'événement. En effet, certains grands admirateurs de ce corps policier ont façonné la grande marche en suivant le modèle traditionnel du mythe du héros.
Selon ce modèle, un certain nombre d'étapes doivent être franchies avant d'accéder au titre de héros. Le sujet doit d'abord être appelé à l'aventure ou à une façon de vivre hors de l'ordinaire; habituellement, son entrée dans ce monde nouveau est marquée par une circonstance extraordinaire qu'il doit maîtriser; il séjourne ensuite au milieu d'éléments qui lui sont tantôt favorables, tantôt contraires; puis, quand il a triomphé de toutes les difficultés, il est récompensé et il sort de l'expérience grandi et héroïque: il est alors prêt à retourner dans le monde ordinaire.
La longue marche de la gendarmerie, en 1874, ayant été décrite et racontée en tenant compte de toutes ces étapes, l'on comprend facilement que certains en soient venus à considérer la situation dans l'ouest canadien comme étant une conséquence directe des actes accomplis par leurs héros en cette fin du XIXe siècle.
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Lawful Occasions: Imperial Control in the 1680s
Barbara C. Murison
pp. 57–76
AbstractFR:
A la lumière des documents de William Blathwayt, l'auteur traite des méthodes utilisées pour établir solidement l'autorité de l'état dans l'empire britannique des années 1680. Trois méthodes s'offraient aux gouvernants : la force militaire, le développement de l'administration conçu en fonction de la centralisation des divers ministères et, enfin, les procédures légales.
La première méthode s'avéra presqu'inutilisable; les forces armées britanniques de l'époque étant négligeables aux niveaux de la quantité et de la qualité, il semblait difficile d'y avoir recours pour maintenir l'ordre tant dans la métropole que dans les colonies. Restaient donc l'amélioration et la centralisation de la machine administrative et le recours aux procédures légales. On s'y appliqua activement en instituant plusieurs réformes et en prenant des mesures pour se débarrasser des inutiles et des indésirables. A cet effet, des procédés légaux tels le quo warranlo et le scire facias furent utilisés à bon escient. Enfin, on prit également des mesures pour uniformiser les lois dans la métropole et pour rendre celles des colonies conformes à celles de la mère-patrie. Si ces réformes n'eurent pas tout le succès désiré, il n'en demeure pas moins que certaines ont vite acquis un caractère de permanence comme l'ont si bien démontré les événements des décennies qui suivirent.
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The Impact of British Military Spending on the Colonial American Money Markets, 1760‑1783
Julian Gwyn
pp. 77–99
AbstractFR:
La majorité des dépenses du gouvernement britannique en Amérique du Nord pendant la période 1740-1783 fut absorbée par l'armée. Les sommes dépensées furent d'une telle importance qu'elles affectèrent le taux de change de la monnaie de même que l'ensemble du commerce qui s'effectuait dans les villes coloniales. Les principaux banquiers impliqués dans le système furent les entrepreneurs travaillant à la solde du gouvernement pour distribuer les vivres et les salaires de l'armée.
L'auteur s'attarde ici au rôle qu'a joué la famille Drummond et ses partenaires alors qu'ils détenaient ces contrats entre 1767 et 1783; il élabore également sur l'impact que ce système a exercé sur quelques-unes des villes coloniales, en particulier, celles de New York, Halifax et Québec; enfin, à la lumière de sa documentation, il pose un regard nouveau sur ce qui a été communément appelé à l'époque « l'affaire du Canada ».
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Trouble in the Hives of Industry: The Cotton Industry Comes to Milltown, New Brunswick, 1879‑1892
Peter DeLottinville
pp. 100–115
AbstractFR:
En 1880, quelques hommes d'affaires de Milltown, au Nouveau-Brunswick, décident de profiter de la politique nationale de restrictions tarifaires sur les produits de coton pour implanter une manufacture dans leur ville. À la lumière de cet exemple, l'auteur se penche ici sur l'impact des conditions du marché national sur une petite localité et sur les répercussions qui s'observent au niveau des rapports communautaires qui y existent.
Trois étapes de l'histoire de Milltown sont étudiées. Dans un premier temps, on rappelle brièvement l'histoire de la localité avant l'arrivée de la manufacture de coton en prenant soin de démontrer l'intérêt grandissant des gens du milieu vis-à-vis du projet. Dans un deuxième, on établit le rapport qui existe entre ce que les gens attendaient de la manufacture et ce qu'ils en ont reçu. Enfin, dans un dernier temps, on repère les événements — grèves, poursuites judiciaires, pollution de l'environnement — qui ont marqué les diverses étapes du changement d'attitude de la population locale face à la manufacture.
Somme toute, l'expérience de Milltown entre 1880 et 1892 permet de constater que l'industrialisation crée parfois autant de problèmes qu'elle n'en règle. Toutefois, cette expérience démontre également que, d'une part, l'élite locale peut exercer une influence considérable sur les changements d'attitude dans une population donnée et que, d'autre part, les gens d'une localité peuvent considérer que leur communauté a préséance sur l'industrie.
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The Treatment of Tramps in Late Nineteenth‑Century Toronto
James M. Pitsula
pp. 116–132
AbstractFR:
Pendant les deux dernières décennies du XIXe siècle, le problème du vagabondage devint à ce point crucial que certains le considéraient comme une menace pour l'ordre social existant. Le clochard était perçu comme possédant tous les vices — paresse, intempérance et instabilité — éminemment nuisibles au bon fonctionnement d'une société établie. On s'empressa donc, et ce, dans la plupart des villes nord-américaines où le problème sévissait, de trouver des moyens de diminuer le vagabondage à défaut de pouvoir l'enrayer totalement. L'auteur se penche ici sur les moyens qui ont été utilisés à Toronto pendant les années 1880 et 1890.
C'est surtout l'Associated Charities of Toronto, un organisme fondé en 1880, qui se préoccupa de trouver une solution au problème du vagabondage dans la ville. Elle tenta d'abord de fournir du travail aux clochards en ouvrant une carrière et une cour à bois mais ces deux initiatives n'apportèrent pas les succès escomptés. Elle s'appliqua ensuite à faire pression auprès des institutions qui s'occupaient des clochards pour qu'elles imposent une certaine somme de travail à quiconque demandait soupe et asile en guise de compensation pour les services rendus. L'association obtint finalement gain de cause et le système qu'elle préconisait fut mis en vigueur en 1889.
Certes, l'application du principe du "labour test" a apporté quelques résultats tangibles à l'époque; cependant, l'événement tire toute son importance du fait qu'il témoigne du climat d'une époque où des gens qui se disaient philanthropes se sont révélés comme étant surtout préoccupés de maintenir tant l'ordre social qu'ils avaient instauré que l'éthique du travail sur lequel ils l'avaient établi. Dans cette perspective, une réalité aussi pénible que celle du chômage et de la population vagabonde qu'il engendre tend à disparaître bien vite derrière l'image d'un clochard paresseux et instable qui ne peut être qu'indigent et sans travail.
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Wooden Horses and Rubber Cows: Training British Agricultural Labour for the Canadian Prairies, 1890‑1930
W. J.C. Cherwinski
pp. 133–154
AbstractFR:
A cause du développement de l'agriculture dans les Prairies pendant les années 1890 à 1930, la demande pour une main-d'oeuvre qualifiée excédait grandement ce que la population locale était en mesure d'offrir. Il fallait donc recourir à l'immigration et l'on vit arriver de nombreux ouvriers d'Europe centrale qui, dans l'ensemble, se sont fort bien acquittés de leur tâche. Toutefois, les fermiers de l'ouest voyaient d'un mauvais oeil l'arrivée de tous ces étrangers et, de plus en plus, on manifesta le désir de recourir à une main-d'oeuvre d'origine britannique.
Plusieurs centres d'entraînement furent donc mis sur pied pour préparer les jeunes Britanniques au travail agricole tel qu'il se pratiquait dans l'ouest canadien. Il semble bien, selon l'auteur, que le système ait eu plus de succès avant la guerre parce que les chances d'obtenir du travail étaient beaucoup plus grandes. Après la guerre, et ce, malgré le fait que plusieurs centres étaient nettement mieux organisés que ceux qui les avaient précédés, le système n'eut pas les résultats escomptés. Bien souvent, les jeunes Britanniques étaient des citadins n'ayant aucune disposition pour l'agriculture et, bien souvent aussi, les fermiers d'après la guerre n'avaient ni le besoin, ni les moyens d'employer une main-d'oeuvre supplémentaire à longueur d'année. Enfin, les Prairies se tournaient de plus en plus vers une agriculture spécialisée qui rendait désuet l'entraînement subi dans les divers centres de formation.
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Technocracy or Democracy? Technical High Schools and the Question of Secondary School Reform in France, 1918‑1947
C. R. Day
pp. 155–166
AbstractFR:
A la fin du XIXe siècle, en France, trois sortes d'écoles dispensent l'enseigne- ment secondaire tel qu'on l'entend aujourd'hui, soit les lycées et collèges, les écoles primaires supérieures et les écoles à vocation plutôt professionnelle. Ces dernières se divisent également en trois catégories — Ecoles pratiques, Ecoles professionnelles et Ecoles d'arts et métiers — et ce sont elles qui constituent l'objet de cette recherche.
L'auteur s'arrête d'abord à la période d'avant la première guerre mondiale, c'est-à-dire aux années 1880-1914, puis il s'attarde plus longuement à la période de l'entre-deux-guerres. On nous renseigne sur la formation professionnelle des ouvriers qualifiés et des cadres techniques pendant ces deux décennies; on élabore sur les liens qui s'établissent entre ces écoles, le gouvernement et l'industrie; on établit enfin un bilan du progrès réalisé dans l'enseignement professionnel tout au long de cette période. Restent les années de l'après-guerre et l'auteur esquisse à grands traits les divers changements qui se sont produits dans ces institutions depuis 1945.
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Science anthropologique et racisme à l’époque de l’expansion coloniale : le cas du Grand dictionnaire universel du XIXe siècle de Pierre Larousse
Pierre Simoni
pp. 167–184
AbstractEN:
Although colonial expansion in the nineteenth century has usually been viewed in terms of "social imperialism", the contact with non-European peoples also resulted in the formulation of an anthropological science which translated inferiority in technical skills and material possessions into racial terms. Such theories were used to justify colonialism, especially the subjugation of "inferior" races. On the home front, they also provided a framework for depicting class structures. A study of Le Grand Dictionnaire of Pierre Larousse, a vast compendium of left republican beliefs, illustrates these links between anthropological science, racist notions, progress, and imperialism, while at the same time bringing out the tensions between the ideals of progress and perfectability.
By analyzing the ideological assumptions laying behind many of the articles in this influential Dictionnaire, the author demonstrates how various anthropological concepts influenced French thought over a wide spectrum of issues. He also draws parallels between French ideas on anthropology, race, imperialism, and social reform, and similar currents of thought in the Anglo-Saxon world.
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“A Place to Stand”: Families, Land and Permanence in Toronto Gore Township, 1820-1890
Herbert J. Mays
pp. 185–211
AbstractFR:
Depuis les dernières années, les historiens du Canada anglais se sont beaucoup intéressés au problème de la famille canadienne au XIXe siècle. La majorité de ces études porte sur les populations rurales et urbaines de l'Ontario et elle se préoccupe surtout des réactions diverses de ces communautés aux changements économiques et sociaux. Deux genres de populations ont été ainsi isolées: une première, flottante et migratoire, qui cherche constamment de nouveaux horizons, et une seconde, résidante et persistante, qui réagit différemment aux changements en tentant d'adapter son mode de vie aux conditions qui existent plutôt que de repartir comme la précédente. C'est ce deuxième groupe qui fait l'objet de cette recherche.
L'auteur étudie ici le phénomène de la permanence dans l'Ontario rural, et ce, à travers l'exemple d'un canton particulier du comté de Peel, le Toronto Gore. Il traite, entre autre, de la façon dont on accumule la terre; il s'intéresse à la manière dont on l'administre et il s'arrête assez longuement aux divers modes de la transmission des biens dans la famille. Selon lui, cette étude des ménages permanents — et ils constituent près de la moitié de l'ensemble — tend à démontrer que, d'une part, les liens familiaux contribuent grandement à attacher les individus à un coin de pays et que, d'autre part, l'acquisition d'une terre à l'époque s'avère d'importance primordiale. Nul doute, cet élément de stabilité dans la population mérite beaucoup plus d'attention que l'on ne lui en a accordée jusqu'à maintenant.
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Distinguished Historian’s Address: The Last Ten Years in British Labour Historiography
Royden Harrison
pp. 212–227
AbstractFR:
Tout en soulignant l'importance de la présence marxiste dans l'historiographie britannique, l'auteur trace ici un tableau de ce qui s'est fait dans la dernière décennie tant en histoire sociale qu'en histoire du travail dans le Royaume-Uni. Avant 1960, de dire l'auteur, l'historiographie britannique était, pour une large part, le travail de trois illustres associations : celles des Webb, des Hammond et des Cole. Cependant, il existait également une camaraderie dont la grande importance ne devint entièrement apparente qu'après sa dissolution en 1956, soit celle du groupe des historiens du Parti communiste.
Selon lui, cette camaraderie constitue un point de repère crucial si l'on veut comprendre l'ascendance singulière du marxisme en Grande-Bretagne — un marxisme qui toutefois ne peut d'aucune façon définir sa propre identité —; de plus, c'est également un point de départ tout indiqué si l'on veut saisir toute la question du professionnalisme et de l'anti-professionnalisme qui préoccupe les historiens de l'histoire sociale et du mouvement ouvrier depuis les années 1970 — une question qui soulève des problèmes fondamentaux quant à la nature de la vocation de l'historien.
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War Guilt Propaganda Conducted by the German Foreign Ministry During the 1920s
Herman J. Wittgens
pp. 228–247
AbstractFR:
Après la signature du Traité de Versailles, à la suite de la première guerre mondiale, le Ministère des Affaires étrangères de l'Allemagne mena une véritable campagne de propagande contre l'article 231 de ce traité qui, à ses yeux, était de nature à engendrer un sentiment de culpabilité en Allemagne parce qu'il constituait une certaine condamnation morale du peuple allemand.
L'auteur se penche ici sur les moyens qu'ont pris, tour à tour, le Kriegsschuldreferat (Section étudiant la culpabilité face à la guerre), le Zentralstelle fur Erforschung der Khegsursachen (Centre d'étude des causes de la guerre) ainsi que le comité directeur de toute cette entreprise, soit le Arbeitsausschuss Deutscher Verbande (Comité de coordination des Associations allemandes) pour enrayer ce sentiment de culpabilité que ressentait le peuple allemand vis-à-vis de la guerre.
Selon lui, il est difficile d'évaluer le succès de cette campagne de propagande tellement il y a d'éléments divers qui s'y sont greffés; cependant, elle s'intègre fort bien dans le mouvement révisionniste que l'on observe à l'époque tant en Europe qu'en Amérique; de plus, certains estiment même qu'elle a contribué à accroître l'impopularité déjà grandissante du Traité de Versailles en ce début des années 1920.
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Robert Craig Brown