Abstracts
Abstract
Food, food related imagery, and food vocabulary are integral to Francesca Ekwuyasi’s acclaimed debut novel Butter Honey Pig Bread (2020). Beyond the edible items enumerated in the title, the narrative features numerous scenes of meals, kitchen prep, restaurants, culinary schools, and feasts, not to mention recurring imagery associated with the tastes and smells of food. This essay begins with Afropolitan conceptions of movement and class throughout the African diaspora to illuminate the way that food relates to plot, characterization, theme, and symbolism in Butter Honey Pig Bread. After establishing the premise that food is distinctly multidirectional in Ekwuyasi’s novel, this essay suggests that food operates to complexify the protagonists’ experiences of time and space by blurring the lines between youth and adulthood and between Canada and Nigeria. The main points of this essay offer an exploration of food’s ability to address the tension between the characters in their home through the sites dedicated to food such as the kitchen and the garden. Food divisions in the novel also gesture to the inherent privilege of the Afropolitan and the tensions within Afropolitanism. Food embodies these tensions as much as they defy them, temporally and spatially. In Butter Honey Pig Bread, sites of painful memories such as gardens and slaughterhouses are awaiting the creation of a memory that acts as a balm to the wound the pain creates. Ultimately, food in Butter Honey Pig Bread is a vehicle that simultaneously displaces and returns its passengers—the protagonists—home, wherever and whenever that may be.
Résumé
La nourriture, son imagerie et son langage ont la part belle dans le premier roman acclamé de Francesca Ekwuyasi, Butter Honey Pig Bread (2020). Au-delà des aliments mentionnés dans le titre (beurre miel cochon pain), l’histoire contient de nombreuses scènes de repas, de cuisine, de restaurants, d’écoles culinaires et de festins, sans compter l’imagerie récurrente associée aux odeurs et saveurs. Cet article présente d’abord les notions afropolitaines de déplacement et de classe au travers de la diaspora africaine pour illustrer en quoi la nourriture se relie au récit, à la caractérisation, au thème et au symbolisme de Butter Honey Pig Bread. Après avoir établi la prémisse que la nourriture est résolument multidirectionnelle dans le roman d’Ekwuyasi, l’article montre qu’elle sert à complexifier le ressenti du temps et de l’espace des personnages principaux en brouillant les limites entre jeunesse et âge adulte, mais aussi entre Canada et Nigeria. Le coeur de cet article est d’offrir une exploration de la capacité qu’a la nourriture à résoudre les tensions entre les personnages chez eux, au travers de lieux dédiés à la nourriture, tels que la cuisine et le jardin. Les divisions propres à la nourriture dans le roman démontrent également le privilège inné des Afropolitains et les tensions au sein de l’afropolitanisme. La nourriture incarne ces tensions autant qu’elle les défie, temporellement et spatialement. Dans Butter Honey Pig Bread, les lieux de souvenirs douloureux tels que les jardins ou les abattoirs attendent la création d’un souvenir qui agit comme un baume sur la blessure créée par la douleur. Au final, la nourriture dans Butter Honey Pig Bread est un véhicule qui simultanément déplace et ramène ses passagers, les protagonistes, à la maison, peu importe, où et quand elle se trouve.
