Abstracts
Résumé
En 1990, la Cour suprême du Canada a rendu une trilogie d’arrêts portant sur le caractère discriminatoire de certaines politiques de retraite obligatoire dans le secteur public. Depuis lors, ces politiques ont été largement abandonnées au Canada, sous réserve de certaines professions qui y demeurent assujetties. Néanmoins, cette problématique continue de soulever des questions fondamentales quant à la manière dont le droit à l’égalité est conçu et interprété au Canada, outre qu’elle met en lumière les tensions persistantes entourant l’intégration des savoirs issus des sciences sociales dans les débats juridiques et normatifs. La discrimination fondée sur l’âge mérite ainsi une réflexion critique renouvelée, et elle continuera sans aucun doute d’alimenter la réflexion sur l’âgisme au travail au cours des années à venir. L’objectif des auteurs du présent texte consiste à évaluer si les conditions sont désormais réunies pour une remise en cause de l’approche adoptée par la Cour suprême en 1990 sur cette question, à la lumière tant de la jurisprudence subséquente que des données issues des sciences sociales relatives aux répercussions du vieillissement cognitif.
Abstract
In 1990, the Supreme Court of Canada issued a trilogy of decisions examining the discriminatory nature of certain mandatory retirement policies within the public sector. Since then, such policies have been largely dismantled across Canada, albeit with notable exceptions in specific professions where they remain operative. Nevertheless, this issue continues to raise fundamental questions regarding the conceptualization and interpretation of the right to equality within Canadian constitutional jurisprudence. It further underscores the enduring tensions surrounding the incorporation of insights from the social sciences into legal and normative discourses. Age-based discrimination, in this context, calls for renewed critical scrutiny and is poised to remain a focal point in ongoing reflections on ageism in the workplace. The objective of this text is to assess whether the conditions are now in place for a reassessment of the approach adopted by the Supreme Court in 1990 on this issue, in light of both subsequent case law and social science data relating to the effects of cognitive aging.
Resumen
En el año 1990, la Corte Suprema de Canadá dictó una serie de decisiones acerca del carácter discriminatorio de determinadas políticas sobre la jubilación obligatoria en el sector público. Desde entonces y, en gran medida, estas políticas han sido abandonadas en Canadá, salvo en determinadas profesiones que siguen estando sujetas a ellas. No obstante, esta problemática aún plantea interrogantes fundamentales sobre la forma en que se concibe e interpreta el derecho a la igualdad en Canadá, además de poner de manifiesto las tensiones persistentes en torno a la integración de los conocimientos provenientes de las ciencias sociales en los debates jurídicos y normativos. La discriminación basada en la edad merece una nueva reflexión crítica para seguir fomentando el debate sobre la discriminación laboral basada en la edad en los próximos años. Este texto tiene como objetivo evaluar si ahora se dan las condiciones para cuestionar el enfoque adoptado por la Corte Suprema en 1990 sobre esta cuestión, a la luz de la jurisprudencia subsecuente, así como de los datos procedentes de las ciencias sociales y relacionados con los efectos del envejecimiento cognitivo.
