Abstracts
Résumé
En se fondant sur trois cas de solidarité anticoloniale au Québec depuis les années 1970, cet article identifie certains mécanismes de construction de solidarités politiques dans le contexte sociopolitique québécois. Pour ce faire, il s’intéresse à l’articulation discursive d’intérêts de lutte partagés de trois regroupements de militant·es allochtones solidaires à des luttes autochtones : le Comité d’appui aux nations autochtones de la Ligue des droits et libertés (LDL), le Regroupement de solidarité avec les Autochtones et le groupe Take Back Tekanontak. Ces intérêts de lutte communs révèlent que les solidarités politiques anticoloniales au Québec ne se forgent pas à travers le prisme de l’identité nationale, mais en le contournant, voire en le rejetant.
Mots-clés :
- Solidarité politique,
- solidarité anticoloniale,
- militantisme,
- colonialisme,
- relations allochtones-autochtones,
- Québec
Abstract
Based on three cases of anticolonial solidarity in “Québec” since the 1970s, this article identifies certain mechanisms that facilitated the emergence of political solidarities in this sociopolitical context. The article examines the discursive articulation of shared struggle interests amongst three non-Native militant organizations in solidarity with Native struggles: the Comité d’appui aux nations autochtones of the Ligue des droits et libertés, the Regroupement de solidarité avec les Autochtones and the Take Back Tekanontak group. These shared struggle interests demonstrate that political and anticolonial solidarities in “Québec” are forged not through the prism of national identity, but rather by bypassing or even rejecting this framework.
Keywords:
- Political solidarity,
- anticolonial solidarity,
- militancy,
- colonialism,
- Native-Non-Native relations,
- Québec
